Photographes et/ou éditeurs de cartes postales en Haïti

Haïti, 1900-1960

Le dépouillement des cartes postales anciennes sur Haïti permet de repérer quelques photographes et quelques éditeurs. Les plus anciens sont sans doute Mauger et Brierre, dont l'atelier est installé à Jérémie dès 1900 ; leurs cartes postales portent la mention : "Mauger et Brierre, phot., Editeurs à Jérémie". Quelques cartes portent la signature énigmatique : "Dr. F. R.". Un certain Thomas, dont on ne sait s'il est amateur ou professionnel, voit ses clichés publiés par son collègue Leboullanger, établi à Fort-de-France. Aux alentours des années 1910, sort une série de cartes postales sur Port-au-Prince publiées par"Pharmacie centrale H. Pohlmann. Port au Prince", et on peut penser que ce pharmacien se trouvait derrière l'objectif. Dans le même temps on trouve les éditions d'un certain E. Vilmenay, qui appartient à une importante famille créole de Haïti. Une dizaine d'années plus tard apparaît la "Collection Thérèse Montas", sans doute photographe professionnelle installée rue Bonne Foi à Port-au-Prince et qui prend des clichés dans toute la République haïtienne. A partir de 1930 apparaît la famille Couba, dont le plus ancien représentant est Benoît, suivi ensuite d'un G. Couba et, après 1945, d'un Paul Couba qui semble exercer jusque vers 1960. Tous les trois sont des professionnels. Enfin, dans les dernières années 1930 un certain V. Comeau-Montasse publie des cartes postales colorisées jusqu'en 1948, mais on ne sait s'il est l'auteur des clichés.

Veyre, Gabriel, 1871-1936

Mexique, Colombie, Japon, Chine, Indochine,Maroc, 1896-1936

Bibliographie :

Au Maroc. Dans l'intimité du Sultan, par G. Veyre, Paris, Librairie universelle, 1905

Jacquier (Philippe) et Pranal (Marion), Gabriel Veyre opérateur Lumière, Lyon, Institut Lumière/Actes Sud, 1996

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Ancien opérateur des frères Lumière, né à Septème (Isère) en 1871, Gabriel Veyre commence par faire un tour du monde (1896-1898) pour ses patrons en vue de l'exposition universelle de 1900 : il part d'abord vers l'Amérique où il visite le Mexique, la Colombie, puis, après être rentré en France pour se soigner, il parcourt le Japon, la Chine et l'Indochine . Il est appelé au Maroc par le Sultan (1901), pour devenir photographe et cinéaste officiel. Il se lance dans l’autochrome dès 1908. Il est surtout célèbre pour ses clichés des villes, des monuments et des paysages du pays, qu’il a surtout réalisés à la fin de sa vie. Il finit par s'installer comme colon au Maroc et est inhumé à Casablanca.

Photographes guyanais édités en cartes postales


Jermolière, V. ; Jeannain et Tillet ; Hilaire (P.) ; Mme Georges Evrard ; Jarry ; Perez et Levy

Guyane, 1900-1932

Sources :
FR ANOM 5Fi

Bibliographie :
Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Jermolière, qui est établi à Cayenne, est actif depuis les premières années du XXe siècle jusque vers 1932. Il a photographié les monuments et sites guyanais, mais aussi le bagne et les concessions aurifères. Il a également participé à une série publicitaire pour le chocolat Suchard. Jeannain est publié par le magasin "La Conscience", tout comme Tillet, aux alentours de 1910. Madame Georges Evrard est une photographe professionnelle qui semble éditer elle-même ses propres clichés (sites, monuments, bagne, chercheurs d'or) ; elle est active vers 1903-1908. Elle a photographié la colonie agricole de Montjoly en 1903 : c'est dans cette bourgade, créée de toute pièce par l'ingénieur Joseph Deydier, qu'ont été rassemblés les réfugiés de Saint-Pierre de la Martinique, après l'éruption de la montagne Pelée. Madame Evrard s'était rendue à Saint-Pierre avant la catastrophe et en avait rapporté des clichés. Hilaire est installé à Cayenne et semble être actif entre 1908 et 1925. Jarry est installé à Saint-Laurent -du-Maroni sous l'intitulé : "Collection Jarry, St-Laurent-du-Maroni (Guyane française)". Pérez et Lévy sont également établis dans cette ville. Outre un numéro de cliché, les cartes postales qu'ils éditent portent un sigle reconnaissable : les initiales P, et L, inscrites dans un losange compris dans un cercle.

Bruère-Dawson, Marcel ; Carranza, J.M.; Hon-Gien, lieutenant


Guyane, avant 1910

Source : FR ANOM 5Fi
Bibliographie : Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Bruère-Dawson se dit lui-même photographe amateur. Il a publié ses clichés en cartes postales, et même en carnets, avec plusieurs intitulés successifs. Le plus ancien est sans doute "Bruère-Dawson, amat.-phot.", mais on trouve ensuite "Nouvelle collection d'amateur M. Bruère-Dawson", et enfin "cliché Bruère-Dawson et Carranza, Cayenne". Il a photographié les monuments, les bâtiments publics et les sites de Cayenne, mais s'est aussi intéressé à l'ethnographie (les costumes locaux, par exemple). Il édite aussi les clichés de Carranza, et ceux du lieutenant Hon-Gien.

Editeurs de cartes postales aux Antilles



Collection F. Petit ; Collection Caillé, Pointe-à-Pitre ; C. Levalois, pharmacien à Pointe-à Pitre;
Bontemps, Jules E.

Guadeloupe, 1900-1911

Sources :
FR ANOM 5Fi

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Trois éditeurs qui ont à peu près tout publié sur la Guadeloupe. Les cartes postales de Levalois portent la mention "Vendu par C. Levalois, pharmacien...", ce qui implique qu'il n'est pas l'auteur des vues. Celles-ci sont souvent des clichés retouchés. F. Petit : on peut se demander s'il n'a pas un rapport avec le célèbre photographe parisien Pierre Petit ; en tout cas, il édite au début des années 1900, notamment une série intitulée "La Guadeloupe historique". Quant à Caillé, ses cartes postales sont en vente aux alentours de 1910 : il a publié une importante série de vues portant le titre général "La Guadeloupe illustrée".

Chambertrand, G. de


Guadeloupe, avant 1914


Les cartes postales éditées par ce personnage portent la mention "photographe éditeur à Pointe-à-Pitre", ce qui laisse supposer qu'il est professionnel. Il est peut-être installé à l'île d'Emeraude.

Lanes, Désiré


Guyane, vers 1905

Photographe professionnel dont l'atelier est situé 141 rue Jules-Simon (ou 117 rue Thiers), à Saint-Laurent du Maroni. Il a photographié le site de Kourou.

Guinoiseau

Martinique, 1902-1910

Bibliographie :
"L'éruption de la Montagne Pelée", rapport de Lacroix, professeur au Muséum d'histoire naturelle, dans Autour du Monde, 1903, avec photos de Guinoiseau

La Montagne Pelée après ses éruptions... par A. Lacroix, professeur au Muséum d'Histoire naturelle, Paris, Masson et cie, 1908, avec photos de Guinoiseau


Guinoiseau, né à Turée (Maine-et-Loire) est nommé en 1902 directeur de l'observatoire du Morne des Cadets, et à ce titre, il a eu à surveiller la Montagne Pelée. Ce sont donc ses clichés qui illustrent le rapport officiel rendu par le professeur Lacroix, venu en Martinique en mission au lendemain de la catastrophe. Guinoiseau a malheureusement été licensié en septembre 1910, lors de la réforme de l'observatoire dont le personnel a été fort diminué.

Claine, Jules, 1856-1933

Mexique, Brésil, Argentine, Maurice, Malaisie, Birmanie, Sumatra, 1889-1900

Sources :
Société de géographie
Légion d'honneur LH19800035/119/15028

Bibliographie :
"Un an en Malaisie, 1889", par J. Claine, dans Le Tour du Monde, 1892

Traité sur les éléphants, par G.H. Evans, traduit par Jules Claine, Paris, Schleicher frères, 1904

"Le Popocatepelt", par J. Claine, dans Journal des voyages-Aventures de terre et de mer, Librairie illustrée, 1896

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 1992

Né le 30 septembre 1856 aux Essarts-le-Vicomte (Marne), diplomate-voyageur, et photographe amateur, Jules Claine raconte ses périples et en rapporte des clichés. Ceux-ci sont aujourd'hui en partie conservés à la Société de géographie de Paris, dont il a été membre. Il commence ses voyages en Amérique centrale, puis explore Sumatra, Penang et Palembang. Devenu consul de France, il est en 1892 à Porto-Rico. En 1900, il est en poste à Rangoon, puis il ira ensuite à Bakou (1904) et Corfou (1906). Il termine sa carrière diplomatique à Helsinki (1909-1914). Il est titulaire de la Légion d'honneur.

Evrard, Georges et sa femme



Guyane, 1900-1914

FR ANOM 5Fi

Photographes professionnels établis à Cayenne. Ils éditent leurs clichés en cartes postales. Madame Evrard a fait une série sur le village de Monjoly , construit près de Cayenne par le photographe amateur Deydier, ingénieur des Travaux publics des colonies, après la catastrophe de la montagne Pelée, pour reloger les habitants de la région de Saint-Pierre qui avaient préféré quitté la Martinique. 

Benoit, A. ; Cunge, Henry ; Leboullanger ; Duchel, C.


Martinique, Haïti, 1902-1939

Sources : FR ANOM 5Fi

Photographes professionnels installés à Fort-de-France, et surtout actifs dans l'entre-deux-guerres. Benoit devient vers 1930 A. Benoit-Jeannette, et fait des cartes postales en couleur dans les mêmes années. Il a publié au moins une vue de chaque commune de Martinique. Cunge a photographié la rade de Saint-Pierre après l'éruption de la Montagne-Pelée, mais est spécialisé dans les vues du littoral et du port de Fort-de-France, et des bâtiments de la Marine natinale. Leboullanger a photographié les évènements locaux relatifs à la guerre 1914-1918, comme l'embarquement des recrues sur le paquebot "Haïti" (lancé en 1913 à Port-de-Bouc, désarmé en 1929), mais aussi les sinistres qui ont frappé la Martinique : éruption de la Montagne Pelée en 1902, cyclone d'août 1903. Il est également allé en Haïti et y a publié en cartes postales les clichés d'un certain Thomas. Ses cartes postales portent la mention "Leboullanger éditeur à Fort-de-France (Martinique)". Tous les quatre ont édité leurs clichés en cartes postales. Cunge et Leboullanger ont profité de la présence en Martinique de l'ancien roi d'Abomey, Béhanzin (1844-1906), en exil, pour le photographier, ainsi que ses femmes et son entourage.

Cotteau, Edmond, 1833-1896

Asie, Canada, Egypte, Inde, Nouvelle-Calédonie, Océanie, 1876-1893

Sources :
Société de géographie

Bibliographie :
Promenade dans l'Inde et à Ceylan, par E. Cotteau, Paris, Plon, 1880

Un touriste dans l'Extrême-Orient, par E. Cotteau, Paris, Hachette, 1884

En Océanie. Voyage autour du monde en 365 jours, 1884-1885, par E. Cotteau, Paris, Hachette, 1888

Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris. Association française pour l'avancement des sciences. Le Tour du Monde.

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Né à Châtel-Censoir (Yonne) en 1833, Cotteau devient un globe-trotter impénitent à partir de 1876, c'est à dire quand il est devenu journaliste au journal Le Temps. Il part couvrir l'exposition universelle de Philadelphie, mais en profite pour faire quelques détours, au Canada, et sur la côte ouest des Etats-Unis. L'année suivante le voit en Amérique du Sud, qu'il parcourt jusqu'au détroit de Magellan, et il revient par les Antilles françaises. Le succès de ses récits lui vaut d'être embauché par la célèbre revue Le Tour du Monde, et il va donc passer le reste de sa vie à voyager. En 1878-1879, il est en Inde et à Ceylan. En 1881, il est en mission pour le ministère de l'Instruction publique pour reconnaître la route entre Paris et le Japon, par la Sibérie et il en profite pour visiter l'Indochine. En 1884-1885, il réalise un tour du monde qui le mène en Indonésie, en Australie et dans tout le Pacifique : il visite donc la Nouvelle-Calédonie et l'Océanie française. En 1887-1888, Cotteau se contente de l'Asie centrale, du Canada, et des Canaries. Enfin, en 1892, il visite l'Egypte. Membre de la Société de géographie depuis 1875, Cotteau lui a fait don de certains de ses clichés.

Atelier Cochet


Martinique,1864-1936

Sources :

Annuaire agricole commercial et industriel, 1893 et 1897

Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Bibliographie : Le Monde colonial illustré

Photographes professionnels dont le premier connu a publié un cliché du bassin de radoub de Fort de France. L'atelier est situé à Fort-de-France, d'après les annuaires publiés par le Comptoir des intérêts coloniaux. Un descendant, Edouard Cochet, est toujours installé, rue Lamartine, en 1936. Certains clichés de cet atelier ont été édités en cartes postales par Leboullanger.

Verger, Pierre, 1902-1996

Afrique, Amérique, Antilles, Asie, Océanie, 1932-1944

Source :

FR ANOM 30 et 31Fi

Bibliographie :

Catalogue exposition aux Archives départementales Martinique, 2000

61000 photographies prises entre 1932 et 1960. Né à Paris le 4 novembre 1902, d’origine belge. Il fonde avec Pierre Boucher l’agence Alliance Photo et fait un reportage en Corse, puis en Polynésie (1932). Devenu photographe à France Soir, il se lie avec l’équipe du musée d’ethnographie du Trocadéro (Rivet, Rivière, Griaule, Bataille, Leiris, Métraux,…). Dès lors il ne cessera de faire des reportages. Il voyage en 1935-1936 en Afrique (Soudan français, Maroc, Algérie, Togo), et aux Antilles, proposant aux services de presse des autorités coloniales quelques photographies. Il effectue une série de clichés sur l’exposition universelle de Paris (1937), puis couvre le conflit sino-japonais (1938). En 1939, il est à Cuba et en Amérique du sud. La guerre lui fait intégrer le service photographique du Gouvernement général de l’ AOF, puis il retourne en Amérique (Argentine et Pérou). Il se consacre ensuite à l’étude des cultures et des religions du Golfe du Bénin et à leurs relations avec le Brésil. Il collabore aussi avec l’Institut français d’Afrique noire. C’est à Salvador de Bahia qu’il crée la fondation qui porte aujourd’hui son nom et c’est là qu’il décède le 4 février 1996.

Candalen, P.

Guadeloupe, 1920-1930

Sources :

Archives départementales de la Guadeloupe, 13Fi

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Photographe professionnel dont on connaît les vues des îles dépendant de la Guadeloupe. Il les a souvent éditées en cartes postales, tout comme celles de travailleurs journaliers, notamment ceux de la canne à sucre. Tous ses clichés sont signés dans l’angle inférieur gauche, avec légendes en français et en anglais.

Catan, Adolphe, 1899-1979

Guadeloupe, 1920-1948

Sources :

FR ANOM 3Fi1602-1609, 31Fi51/37, 35Fi et 5Fi pour les cartes postales

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Photographe professionnel à Basse Terre, il est né dans la commune de Vieux-Habitants, premier lieu d’installation des colons. Il fait des études pour devenir photographe, notamment auprès des frères Lumières. Son premier travail le mène au Maroc, mais il revient ensuite s’installer en Guadeloupe, d’abord à Point-à-Pitre, puis à Basse-Terre. Il photographie les dégâts du cyclone de 1928 à Basse-Terre. Il participe à l’ouvrage de Camille Thionville, la Guadeloupe touristique, en 1930, ouvrage qui lui vaut des récompenses à l’exposition coloniale internationale de Paris, en 1931. Il ne s’intéresse pas seulement à la photographie, mais aussi à l’architecture (la maison « bateau des îles » de Terre de Haut), et au tourisme de la Guadeloupe. Il signe ses clichés : « Photographies artistiques Catan (Basse-Terre) Guadeloupe ». Il a également édité ceux-ci en cartes postales sous le label Edition de Catan, photographe, Basse-Terre, Guadeloupe. Son studio existe toujours, tenu aujourd'hui par ses descendants.

Littée, Edgar, dit Phos, 1866-1931

Guadeloupe, 1893-1931

Sources :

FR ANOM 4Fi523-524, 529; 31Fi51; 35Fi; et 5Fi pour les cartes postales.

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Fils de Gustave Littée et Augusta Moreau, professeur au lycée de Pointe-à-Pitre (1891), il fonde un atelier de photographie sous le nom de Phos vers 1893. Il achète une propriété à Juston Petit Bourg en 1910. Il photographie la Guadeloupe dans toutes ses parties, fait des reportages comme l’éruption de la Montagne Pelée (mai 1902) et la ville de Saint-Pierre détruite. Il était le chef de l’entreprise « Liqueur des Isles Caraïbes Fanny Littée », ou encore « Littée Guadeloupe », que ses descendants possèdent toujours, essentiellement au Lamentin. Il a publié ses clichés sous forme de cartes postales, et s’est associé aussi avec Boisel dans cette entreprise, après 1920.

Mascart, Paul, 1874-1958, et son frère Roland

Antilles, Nouvelle Calédonie, 1930-1952

Sources :

FR ANOM 30Fi138, 31Fi49

Bibliographie :

Chansons modernes calédoniennens par F. Jacquelin et A. Soyer, Paris, AMO, 1948, avec illustrations de Roland Mascart

Répertoire bio-bibliographique des Nouvelles-Hébrides, par Patrick O'Reilly, Paris, Musée de l'Homme, 1957, avec illustrations de Roland Mascart

Né à Condé-sur-Escaut, en 1874, devenu étudiant aux Beaux-Arts, Paul Mascart fait son service militaire à Rouen et décide de s’installer dans cette ville où il fonde, avec Delaunay la Société des artistes rouennais. A la fois poète, peintre et photographe, il voit dans la nature l’évocation du paradis. Ses nombreux voyages en Martinique, en Nouvelle Calédonie et en Chine le confortent dans cette idée. Le 5 avril 1932, il photographie la première liaison aérienne France-Nouméa par les pilotes Verneilh et Déré, et par le mécanicien Munch. Il a séjourné entre 1929 et 1935 dans le Pacifique. Son frère Roland est également peintre et photographe, et ami d’Octave Morillot (1878-1931), en Polynésie. Paul a également fait un séjour aux Antilles dans les années 1950. Tous les deux sont photographes et il est difficile de savoir quels clichés reviennent à l'un ou à l'autre.

Garrouste, Pierre Boris Jacques François, 1900- après 1955

Saint Pierre et Miquelon, 1943-1946

Sources :

FR ANOM 31Fi50

FR ANOM Fonds ministériels, Personnel EE/II/5417, 6540/1, 6563

Né le 22 octobre 1900 à Orléans, après l’Ecole militaire de Saint-Cyr, il s'engage pour la guerre de 1914-1918. Il commence une carrière dans l’administration coloniale comme commis en 1928 à Madagascar. Il est promu administrateur adjoint en 1932. Apprécié du gouverneur Cayla, il est demandé au ministère et est détaché à la direction du personnel en 1935. Il est l’administrateur du territoire de Saint-Pierre et Miquelon de 1943, date de sa nomination par le général de Gaulle, à 1946. Il part ensuite en Afrique équatoriale pour devenir le chef du service de sécurité du gouvernment général à Brazzaville. Administrateur de 1e classe en 1948, administrateur en chef en 1951, il est promu adminstrateur en chef de classe exceptionnelle en 1952. Il accède à la retraite en septembre 1954 et est promu gouverneur à titre honoraire. Il est titulaire de la Légion d’honneur en 1946, et promu officier en 1955. Il est aussi titulaire des palmes académiques.

Diédat, Raoul

Martinique, 1930-1935

Source : FR ANOM 31Fi51

Photographe amateur, qui signe au verso de ses clichés, et y inscrit la légende.