Photographes et/ou éditeurs de cartes postales en Haïti

Haïti, 1900-1960

Le dépouillement des cartes postales anciennes sur Haïti permet de repérer quelques photographes et quelques éditeurs. Les plus anciens sont sans doute Mauger et Brierre, dont l'atelier est installé à Jérémie dès 1900 ; leurs cartes postales portent la mention : "Mauger et Brierre, phot., Editeurs à Jérémie". Quelques cartes portent la signature énigmatique : "Dr. F. R.". Un certain Thomas, dont on ne sait s'il est amateur ou professionnel, voit ses clichés publiés par son collègue Leboullanger, établi à Fort-de-France. Aux alentours des années 1910, sort une série de cartes postales sur Port-au-Prince publiées par"Pharmacie centrale H. Pohlmann. Port au Prince", et on peut penser que ce pharmacien se trouvait derrière l'objectif. Dans le même temps on trouve les éditions d'un certain E. Vilmenay, qui appartient à une importante famille créole de Haïti. Une dizaine d'années plus tard apparaît la "Collection Thérèse Montas", sans doute photographe professionnelle installée rue Bonne Foi à Port-au-Prince et qui prend des clichés dans toute la République haïtienne. A partir de 1930 apparaît la famille Couba, dont le plus ancien représentant est Benoît, suivi ensuite d'un G. Couba et, après 1945, d'un Paul Couba qui semble exercer jusque vers 1960. Tous les trois sont des professionnels. Enfin, dans les dernières années 1930 un certain V. Comeau-Montasse publie des cartes postales colorisées jusqu'en 1948, mais on ne sait s'il est l'auteur des clichés.

Veyre, Gabriel, 1871-1936

Mexique, Colombie, Japon, Chine, Indochine,Maroc, 1896-1936

Bibliographie :

Au Maroc. Dans l'intimité du Sultan, par G. Veyre, Paris, Librairie universelle, 1905

Jacquier (Philippe) et Pranal (Marion), Gabriel Veyre opérateur Lumière, Lyon, Institut Lumière/Actes Sud, 1996

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Ancien opérateur des frères Lumière, né à Septème (Isère) en 1871, Gabriel Veyre commence par faire un tour du monde (1896-1898) pour ses patrons en vue de l'exposition universelle de 1900 : il part d'abord vers l'Amérique où il visite le Mexique, la Colombie, puis, après être rentré en France pour se soigner, il parcourt le Japon, la Chine et l'Indochine . Il est appelé au Maroc par le Sultan (1901), pour devenir photographe et cinéaste officiel. Il se lance dans l’autochrome dès 1908. Il est surtout célèbre pour ses clichés des villes, des monuments et des paysages du pays, qu’il a surtout réalisés à la fin de sa vie. Il finit par s'installer comme colon au Maroc et est inhumé à Casablanca.

Photographes guyanais édités en cartes postales


Jermolière, V. ; Jeannain et Tillet ; Hilaire (P.) ; Mme Georges Evrard ; Jarry ; Perez et Levy

Guyane, 1900-1932

Sources :
FR ANOM 5Fi

Bibliographie :
Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Jermolière, qui est établi à Cayenne, est actif depuis les premières années du XXe siècle jusque vers 1932. Il a photographié les monuments et sites guyanais, mais aussi le bagne et les concessions aurifères. Il a également participé à une série publicitaire pour le chocolat Suchard. Jeannain est publié par le magasin "La Conscience", tout comme Tillet, aux alentours de 1910. Madame Georges Evrard est une photographe professionnelle qui semble éditer elle-même ses propres clichés (sites, monuments, bagne, chercheurs d'or) ; elle est active vers 1903-1908. Elle a photographié la colonie agricole de Montjoly en 1903 : c'est dans cette bourgade, créée de toute pièce par l'ingénieur Joseph Deydier, qu'ont été rassemblés les réfugiés de Saint-Pierre de la Martinique, après l'éruption de la montagne Pelée. Madame Evrard s'était rendue à Saint-Pierre avant la catastrophe et en avait rapporté des clichés. Hilaire est installé à Cayenne et semble être actif entre 1908 et 1925. Jarry est installé à Saint-Laurent -du-Maroni sous l'intitulé : "Collection Jarry, St-Laurent-du-Maroni (Guyane française)". Pérez et Lévy sont également établis dans cette ville. Outre un numéro de cliché, les cartes postales qu'ils éditent portent un sigle reconnaissable : les initiales P, et L, inscrites dans un losange compris dans un cercle.

Bruère-Dawson, Marcel ; Carranza, J.M.; Hon-Gien, lieutenant


Guyane, avant 1910

Source : FR ANOM 5Fi
Bibliographie : Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Bruère-Dawson se dit lui-même photographe amateur. Il a publié ses clichés en cartes postales, et même en carnets, avec plusieurs intitulés successifs. Le plus ancien est sans doute "Bruère-Dawson, amat.-phot.", mais on trouve ensuite "Nouvelle collection d'amateur M. Bruère-Dawson", et enfin "cliché Bruère-Dawson et Carranza, Cayenne". Il a photographié les monuments, les bâtiments publics et les sites de Cayenne, mais s'est aussi intéressé à l'ethnographie (les costumes locaux, par exemple). Il édite aussi les clichés de Carranza, et ceux du lieutenant Hon-Gien.

Editeurs de cartes postales aux Antilles



Collection F. Petit ; Collection Caillé, Pointe-à-Pitre ; C. Levalois, pharmacien à Pointe-à Pitre;
Bontemps, Jules E.

Guadeloupe, 1900-1911

Sources :
FR ANOM 5Fi

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Trois éditeurs qui ont à peu près tout publié sur la Guadeloupe. Les cartes postales de Levalois portent la mention "Vendu par C. Levalois, pharmacien...", ce qui implique qu'il n'est pas l'auteur des vues. Celles-ci sont souvent des clichés retouchés. F. Petit : on peut se demander s'il n'a pas un rapport avec le célèbre photographe parisien Pierre Petit ; en tout cas, il édite au début des années 1900, notamment une série intitulée "La Guadeloupe historique". Quant à Caillé, ses cartes postales sont en vente aux alentours de 1910 : il a publié une importante série de vues portant le titre général "La Guadeloupe illustrée".

Chambertrand, G. de


Guadeloupe, avant 1914


Les cartes postales éditées par ce personnage portent la mention "photographe éditeur à Pointe-à-Pitre", ce qui laisse supposer qu'il est professionnel. Il est peut-être installé à l'île d'Emeraude.

Lanes, Désiré


Guyane, vers 1905

Photographe professionnel dont l'atelier est situé 141 rue Jules-Simon (ou 117 rue Thiers), à Saint-Laurent du Maroni. Il a photographié le site de Kourou.

Guinoiseau

Martinique, 1902-1910

Bibliographie :
"L'éruption de la Montagne Pelée", rapport de Lacroix, professeur au Muséum d'histoire naturelle, dans Autour du Monde, 1903, avec photos de Guinoiseau

La Montagne Pelée après ses éruptions... par A. Lacroix, professeur au Muséum d'Histoire naturelle, Paris, Masson et cie, 1908, avec photos de Guinoiseau


Guinoiseau, né à Turée (Maine-et-Loire) est nommé en 1902 directeur de l'observatoire du Morne des Cadets, et à ce titre, il a eu à surveiller la Montagne Pelée. Ce sont donc ses clichés qui illustrent le rapport officiel rendu par le professeur Lacroix, venu en Martinique en mission au lendemain de la catastrophe. Guinoiseau a malheureusement été licensié en septembre 1910, lors de la réforme de l'observatoire dont le personnel a été fort diminué.

Claine, Jules, 1856-1933

Mexique, Brésil, Argentine, Maurice, Malaisie, Birmanie, Sumatra, 1889-1900

Sources :
Société de géographie
Légion d'honneur LH19800035/119/15028

Bibliographie :
"Un an en Malaisie, 1889", par J. Claine, dans Le Tour du Monde, 1892

Traité sur les éléphants, par G.H. Evans, traduit par Jules Claine, Paris, Schleicher frères, 1904

"Le Popocatepelt", par J. Claine, dans Journal des voyages-Aventures de terre et de mer, Librairie illustrée, 1896

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 1992

Né le 30 septembre 1856 aux Essarts-le-Vicomte (Marne), diplomate-voyageur, et photographe amateur, Jules Claine raconte ses périples et en rapporte des clichés. Ceux-ci sont aujourd'hui en partie conservés à la Société de géographie de Paris, dont il a été membre. Il commence ses voyages en Amérique centrale, puis explore Sumatra, Penang et Palembang. Devenu consul de France, il est en 1892 à Porto-Rico. En 1900, il est en poste à Rangoon, puis il ira ensuite à Bakou (1904) et Corfou (1906). Il termine sa carrière diplomatique à Helsinki (1909-1914). Il est titulaire de la Légion d'honneur.

Evrard, Georges et sa femme



Guyane, 1900-1914

FR ANOM 5Fi

Photographes professionnels établis à Cayenne. Ils éditent leurs clichés en cartes postales. Madame Evrard a fait une série sur le village de Monjoly , construit près de Cayenne par le photographe amateur Deydier, ingénieur des Travaux publics des colonies, après la catastrophe de la montagne Pelée, pour reloger les habitants de la région de Saint-Pierre qui avaient préféré quitté la Martinique. 

Benoit, A. ; Cunge, Henry ; Leboullanger ; Duchel, C.


Martinique, Haïti, 1902-1939

Sources : FR ANOM 5Fi

Photographes professionnels installés à Fort-de-France, et surtout actifs dans l'entre-deux-guerres. Benoit devient vers 1930 A. Benoit-Jeannette, et fait des cartes postales en couleur dans les mêmes années. Il a publié au moins une vue de chaque commune de Martinique. Cunge a photographié la rade de Saint-Pierre après l'éruption de la Montagne-Pelée, mais est spécialisé dans les vues du littoral et du port de Fort-de-France, et des bâtiments de la Marine natinale. Leboullanger a photographié les évènements locaux relatifs à la guerre 1914-1918, comme l'embarquement des recrues sur le paquebot "Haïti" (lancé en 1913 à Port-de-Bouc, désarmé en 1929), mais aussi les sinistres qui ont frappé la Martinique : éruption de la Montagne Pelée en 1902, cyclone d'août 1903. Il est également allé en Haïti et y a publié en cartes postales les clichés d'un certain Thomas. Ses cartes postales portent la mention "Leboullanger éditeur à Fort-de-France (Martinique)". Tous les quatre ont édité leurs clichés en cartes postales. Cunge et Leboullanger ont profité de la présence en Martinique de l'ancien roi d'Abomey, Béhanzin (1844-1906), en exil, pour le photographier, ainsi que ses femmes et son entourage.

Cotteau, Edmond, 1833-1896

Asie, Canada, Egypte, Inde, Nouvelle-Calédonie, Océanie, 1876-1893

Sources :
Société de géographie

Bibliographie :
Promenade dans l'Inde et à Ceylan, par E. Cotteau, Paris, Plon, 1880

Un touriste dans l'Extrême-Orient, par E. Cotteau, Paris, Hachette, 1884

En Océanie. Voyage autour du monde en 365 jours, 1884-1885, par E. Cotteau, Paris, Hachette, 1888

Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris. Association française pour l'avancement des sciences. Le Tour du Monde.

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Né à Châtel-Censoir (Yonne) en 1833, Cotteau devient un globe-trotter impénitent à partir de 1876, c'est à dire quand il est devenu journaliste au journal Le Temps. Il part couvrir l'exposition universelle de Philadelphie, mais en profite pour faire quelques détours, au Canada, et sur la côte ouest des Etats-Unis. L'année suivante le voit en Amérique du Sud, qu'il parcourt jusqu'au détroit de Magellan, et il revient par les Antilles françaises. Le succès de ses récits lui vaut d'être embauché par la célèbre revue Le Tour du Monde, et il va donc passer le reste de sa vie à voyager. En 1878-1879, il est en Inde et à Ceylan. En 1881, il est en mission pour le ministère de l'Instruction publique pour reconnaître la route entre Paris et le Japon, par la Sibérie et il en profite pour visiter l'Indochine. En 1884-1885, il réalise un tour du monde qui le mène en Indonésie, en Australie et dans tout le Pacifique : il visite donc la Nouvelle-Calédonie et l'Océanie française. En 1887-1888, Cotteau se contente de l'Asie centrale, du Canada, et des Canaries. Enfin, en 1892, il visite l'Egypte. Membre de la Société de géographie depuis 1875, Cotteau lui a fait don de certains de ses clichés.

Atelier Cochet


Martinique,1864-1936

Sources :

Annuaire agricole commercial et industriel, 1893 et 1897

Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Bibliographie : Le Monde colonial illustré

Photographes professionnels dont le premier connu a publié un cliché du bassin de radoub de Fort de France. L'atelier est situé à Fort-de-France, d'après les annuaires publiés par le Comptoir des intérêts coloniaux. Un descendant, Edouard Cochet, est toujours installé, rue Lamartine, en 1936. Certains clichés de cet atelier ont été édités en cartes postales par Leboullanger.

Verger, Pierre, 1902-1996

Afrique, Amérique, Antilles, Asie, Océanie, 1932-1944

Source :

FR ANOM 30 et 31Fi

Bibliographie :

Catalogue exposition aux Archives départementales Martinique, 2000

61000 photographies prises entre 1932 et 1960. Né à Paris le 4 novembre 1902, d’origine belge. Il fonde avec Pierre Boucher l’agence Alliance Photo et fait un reportage en Corse, puis en Polynésie (1932). Devenu photographe à France Soir, il se lie avec l’équipe du musée d’ethnographie du Trocadéro (Rivet, Rivière, Griaule, Bataille, Leiris, Métraux,…). Dès lors il ne cessera de faire des reportages. Il voyage en 1935-1936 en Afrique (Soudan français, Maroc, Algérie, Togo), et aux Antilles, proposant aux services de presse des autorités coloniales quelques photographies. Il effectue une série de clichés sur l’exposition universelle de Paris (1937), puis couvre le conflit sino-japonais (1938). En 1939, il est à Cuba et en Amérique du sud. La guerre lui fait intégrer le service photographique du Gouvernement général de l’ AOF, puis il retourne en Amérique (Argentine et Pérou). Il se consacre ensuite à l’étude des cultures et des religions du Golfe du Bénin et à leurs relations avec le Brésil. Il collabore aussi avec l’Institut français d’Afrique noire. C’est à Salvador de Bahia qu’il crée la fondation qui porte aujourd’hui son nom et c’est là qu’il décède le 4 février 1996.

Candalen, P.

Guadeloupe, 1920-1930

Sources :

Archives départementales de la Guadeloupe, 13Fi

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Photographe professionnel dont on connaît les vues des îles dépendant de la Guadeloupe. Il les a souvent éditées en cartes postales, tout comme celles de travailleurs journaliers, notamment ceux de la canne à sucre. Tous ses clichés sont signés dans l’angle inférieur gauche, avec légendes en français et en anglais.

Catan, Adolphe, 1899-1979

Guadeloupe, 1920-1948

Sources :

FR ANOM 3Fi1602-1609, 31Fi51/37, 35Fi et 5Fi pour les cartes postales

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Photographe professionnel à Basse Terre, il est né dans la commune de Vieux-Habitants, premier lieu d’installation des colons. Il fait des études pour devenir photographe, notamment auprès des frères Lumières. Son premier travail le mène au Maroc, mais il revient ensuite s’installer en Guadeloupe, d’abord à Point-à-Pitre, puis à Basse-Terre. Il photographie les dégâts du cyclone de 1928 à Basse-Terre. Il participe à l’ouvrage de Camille Thionville, la Guadeloupe touristique, en 1930, ouvrage qui lui vaut des récompenses à l’exposition coloniale internationale de Paris, en 1931. Il ne s’intéresse pas seulement à la photographie, mais aussi à l’architecture (la maison « bateau des îles » de Terre de Haut), et au tourisme de la Guadeloupe. Il signe ses clichés : « Photographies artistiques Catan (Basse-Terre) Guadeloupe ». Il a également édité ceux-ci en cartes postales sous le label Edition de Catan, photographe, Basse-Terre, Guadeloupe. Son studio existe toujours, tenu aujourd'hui par ses descendants.

Littée, Edgar, dit Phos, 1866-1931

Guadeloupe, 1893-1931

Sources :

FR ANOM 4Fi523-524, 529; 31Fi51; 35Fi; et 5Fi pour les cartes postales.

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Fils de Gustave Littée et Augusta Moreau, professeur au lycée de Pointe-à-Pitre (1891), il fonde un atelier de photographie sous le nom de Phos vers 1893. Il achète une propriété à Juston Petit Bourg en 1910. Il photographie la Guadeloupe dans toutes ses parties, fait des reportages comme l’éruption de la Montagne Pelée (mai 1902) et la ville de Saint-Pierre détruite. Il était le chef de l’entreprise « Liqueur des Isles Caraïbes Fanny Littée », ou encore « Littée Guadeloupe », que ses descendants possèdent toujours, essentiellement au Lamentin. Il a publié ses clichés sous forme de cartes postales, et s’est associé aussi avec Boisel dans cette entreprise, après 1920.

Mascart, Paul, 1874-1958, et son frère Roland

Antilles, Nouvelle Calédonie, 1930-1952

Sources :

FR ANOM 30Fi138, 31Fi49

Bibliographie :

Chansons modernes calédoniennens par F. Jacquelin et A. Soyer, Paris, AMO, 1948, avec illustrations de Roland Mascart

Répertoire bio-bibliographique des Nouvelles-Hébrides, par Patrick O'Reilly, Paris, Musée de l'Homme, 1957, avec illustrations de Roland Mascart

Né à Condé-sur-Escaut, en 1874, devenu étudiant aux Beaux-Arts, Paul Mascart fait son service militaire à Rouen et décide de s’installer dans cette ville où il fonde, avec Delaunay la Société des artistes rouennais. A la fois poète, peintre et photographe, il voit dans la nature l’évocation du paradis. Ses nombreux voyages en Martinique, en Nouvelle Calédonie et en Chine le confortent dans cette idée. Le 5 avril 1932, il photographie la première liaison aérienne France-Nouméa par les pilotes Verneilh et Déré, et par le mécanicien Munch. Il a séjourné entre 1929 et 1935 dans le Pacifique. Son frère Roland est également peintre et photographe, et ami d’Octave Morillot (1878-1931), en Polynésie. Paul a également fait un séjour aux Antilles dans les années 1950. Tous les deux sont photographes et il est difficile de savoir quels clichés reviennent à l'un ou à l'autre.

Garrouste, Pierre Boris Jacques François, 1900- après 1955

Saint Pierre et Miquelon, 1943-1946

Sources :

FR ANOM 31Fi50

FR ANOM Fonds ministériels, Personnel EE/II/5417, 6540/1, 6563

Né le 22 octobre 1900 à Orléans, après l’Ecole militaire de Saint-Cyr, il s'engage pour la guerre de 1914-1918. Il commence une carrière dans l’administration coloniale comme commis en 1928 à Madagascar. Il est promu administrateur adjoint en 1932. Apprécié du gouverneur Cayla, il est demandé au ministère et est détaché à la direction du personnel en 1935. Il est l’administrateur du territoire de Saint-Pierre et Miquelon de 1943, date de sa nomination par le général de Gaulle, à 1946. Il part ensuite en Afrique équatoriale pour devenir le chef du service de sécurité du gouvernment général à Brazzaville. Administrateur de 1e classe en 1948, administrateur en chef en 1951, il est promu adminstrateur en chef de classe exceptionnelle en 1952. Il accède à la retraite en septembre 1954 et est promu gouverneur à titre honoraire. Il est titulaire de la Légion d’honneur en 1946, et promu officier en 1955. Il est aussi titulaire des palmes académiques.

Diédat, Raoul

Martinique, 1930-1935

Source : FR ANOM 31Fi51

Photographe amateur, qui signe au verso de ses clichés, et y inscrit la légende.

Milon, Pierre

Martinique, 1930-1935

Source :

FR ANOM 31Fi51

Photographe professionnel, installé 33 rue Blénac, à Fort-de-France.

Déravin, Guy

Martinique, Guadeloupe, 1930-1935

Source : FR ANOM 31Fi51

Famille installée en Guadeloupe et à Saint-Barthélémy. Propriétaire d’une plantation de bananes, Guy Déravin est photographe amateur.

Robbez-Masson

Martinique, 1930-1935

Source : FR ANOM 31Fi51

Editeur et imprimeur à Fort-de-France, Robbez-Masson est surtout connu pour les cartes postales qu'il a éditées. Il est aussi photographe amateur.

Le Dall, Louis, 1880-1944

Saint-Pierre et Miquelon, 1926

Sources :

Annuaire colonial, 1924

Société de géographie. Collection particulière.

Contrôleur des douanes, né le 13 mai 1880, Louis Le Dall est en poste plusieurs années dans l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon, et y réalise des photographies. Il est décédé en 1944 à Rostrenen (Côte d'Armor).

Fabre, Gaston Emerigon, 1827-après 1899



Antilles et Océanie, 1851-1899




Sources :

FR ANOM 8Fi71 et 35Fi

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies, 1893 et 1897

Né à Saint-Pierre de la Martinique en 1827, il ouvre son atelier dans sa ville natale en 1851. Il y fait des portraits en daguerréotype. Il travaille aussi en Guadeloupe et à Tahiti. Récompensé pour ses clichés sur Tahiti à l’exposition universelle de 1889, il est toujours actif en 1899. Il semble s’être installé ensuite à Fort-de-France, comme l'indiquent les annuaires publiés par le Comptoir des intérêts coloniaux. Il a réalisé un portrait de Béhanzin (ancien roi d'Abomey) et de sa cour, lors de leur exil en Martinique; ce cliché a été édité en carte postale.

Darnault, Paul, 1901-?

Guyane et Congo, 1930-1935

Sources :

FR ANOM, 35Fi

Société de géographie

Annuaire colonial, 1936

Né le 19 avril 1901 à Paris, Paul Darnault est ingénieur principal nommé à ce grade en 1934. Il est en poste en Guyane en 1936. Trois ans plus tard, il est devenu le chef du service des Travaux publics du territoire. De formation, il sort de l'Ecole des Arts et métiers.

Veille, Isambert

Martinique, 1929-1936

Sources:

FR ANOM 31Fi51

Archives départementales Martinique

Société de géographie

Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel dont l’atelier est installé à Fort-de-France. Il a photographié la Montagne Pelée, comme Boisel et Phos. Il a beaucoup travaillé pour l’Agence générale des colonies et l’on retrouve des reportages effectués par lui sur l’urbanisme, et les édifices de l’île dans les fonds photographiques de celle-ci. Il a également photographié les évènements et sinistres locaux comme l'éruption de la montagne Pelée de 1929-1930, qui a fait beaucoup moins de dégats que celle de 1902.

Mirio, J.-B.

Guyane, avant 1907

Source : Société de géographie

Les clichés que l'on possède de ce photographe sont ceux du bagne de Cayenne.

Vaudein, A.

Martinique, 1893

Source : Société de Géographie

Chaumier, Gabriel

Guyane, 1884

Source : Société de géographie

Incendie de Cayenne, 10/11 août 1884. Une rue porte son nom à Matoury.

Crevaux, Jules Nicolas, 1847-1882


Orénoque, 1880-1881

Source : Société de géographie

Légion d'honneur LH629/29

Bibliographie :

Article sur J. Crevaux dans Trek magazine, avril 2002, p. 30 et sqq.

Le Tour du Monde

Né le 1er avril 1847 à Lorquin en Lorraine, mort le 24 avril 1882 sur le Pilcomayo, en Argentine. Docteur en médecine, il s’engage en 1870 et entre dans la Marine ensuite comme médecin militaire. C’est toutefois comme explorateur qu’il est connu en particulier, et comme photographe amateur. Il a exploré le bassin de l’Amazonie, en particulier l’orénoque de 1877 à sa mort, puisqu’il a été massacré avec ses dix-huit compagnons lors de sa dernière mission. Ses voyages ont été publiés dans Le Tour du Monde, et dans un ouvrage édité par la Société de Géographie de Paris, à titre posthume.

Thoulet, Julien, 1843-1936

Saint-Pierre et Miquelon, Terre-Neuve, 1887

Source : Société de géographie

Bibliographie : Le Monde colonial illustré

Des clichés de Thoulet illustrent un article de Léon de Montarlot sur Terre Neuve, paru dans Le Monde colonial illustré n°2183 du 28 janvier 1899, ainsi que des lithographies d’après certains d’entre eux : à cette date son œuvre est déjà conservée par la Société de géographie de Paris.

Coudreau, Anatole Henri, 1859-1899, et sa femme Octavie

Amazonie, Guyane, 1883-1899

Source :

Société de géographie

Bibliographie :

Sur les traces d’un explorateur au XIXe siècle en Amazonie. Henri Coudreau (1859-1899) de la Guyane au Brésil, La Rochelle, Astrolabe, 1998

Né le 6 mai 1859 à Sonnac (Charente-Maritime), il prépare d’abord l’Ecole normale spéciale de Cluny pour devenir enseignant. Intéressé par l’exploration, il demande à faire partie de la mission Flatters, mais obtient un poste d’enseignant à Cayenne. A partir de 1883, et jusqu’en 1895, au cours de nombreuses missions financées par le ministère des Colonies, il consacrera le restant de sa vie à la Guyane et à l’Amazonie, succédant ainsi au médecin de Marine Jules Crevaux. Partisan du retour du Contesté à la France (territoire limitrophe du Brésil contesté par les deux pays), il encourt les foudres de plusieurs ministres successifs. Ayant remonté le Maroni et l’Oyapock, il en publie les premières cartes et écrit de nombreux ouvrages et articles défendant la civilisation des Indiens. Il fonde même une colonie de type saint-simonien, la « Colonie Coudreau », mais y perd sa fortune. De 1895 à sa mort, il est au service du Brésil, en compagnie de sa femme Octavie. Ils sont chargés de faire l’inventaire des richesses exploitables de l’Amazonie. Octavie continue sa mission jusqu’en 1906. Elle décède à Sonnac en 1938.

Houillon, docteur Alphonse Marie Joseph, 1869-1931


Saint-Pierre et Miquelon, 1900

Sources :

FR ANOM 35Fi

FR ANOM Fonds ministériels, Agence économique de la France d'outre-mer

Annuaire du Marsouin, 1905. Annuaire de Madagascar, 1908

Légion d'honneur LH 1311/49

Né le 18 novembre 1869 à La-Chapelle-aux-Bois (Vosges), entré en service en 1893, il fait partie du Service de Santé des Colonies. Il est médecin de 2e classe en 1898, mais placé hors cadre en 1900. C’est à lui que l’on doit les clichés qui illustrent la notice sur l’archipel publiée pour l’exposition universelle de 1900. En 1905, il est en poste en AOF. Devenu médecin-major, il est inspecteur du service de santé de la province de Fianarantsoa en 1908. Il est titulaire de la Légion d'Honneur (chevalier en 1900, officier en 1917, commandeur en 1929). Il est décédé le 29 juillet 1931.

Milleret, Paul, 1867-1944

Saint-Pierre et Miquelon, 1900-1911

Sources :

FR ANOM 35Fi79 (50 clichés)

Collection particulière

Bibliographie

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Paul Milleret (Bréval, 1867-Le Mesnil-Esnart, 1944), fils d’un employé des chemins de fer, se passionne très jeune pour la photographie. Il entre aux PTT (service du télégraphe), puis, après son service militaire, passe à la Compagnie française des cables télégraphiques (CFCT) où il fait toute sa carrière. Il est à Brest jusqu’en 1900, puis est envoyé comme opérateur à Saint-Pierre et Miquelon (1900-1911). Il publie deux longs articles sur l’archipel, avec ses clichés dans La dépêche coloniale illustrée en 1904 et 1906 . Ces derniers figurent aussi dans les expositions organisées par l’Office colonial. De retour en métropole, il devient sous-directeur de la CFCT à Brest jusqu’à sa retraite en 1932. Il se retire près de Rouen. La plupart de ses clichés est détruite lors des bombardements de 1940, et lui-même meurt peu avant la Libération. Trois albums sont conservés par sa famille.