Milleret, Paul, 1867-1944

Saint-Pierre et Miquelon, 1900-1911

Sources :

FR ANOM 35Fi79 (50 clichés)

Collection particulière

Bibliographie

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Paul Milleret (Bréval, 1867-Le Mesnil-Esnart, 1944), fils d’un employé des chemins de fer, se passionne très jeune pour la photographie. Il entre aux PTT (service du télégraphe), puis, après son service militaire, passe à la Compagnie française des cables télégraphiques (CFCT) où il fait toute sa carrière. Il est à Brest jusqu’en 1900, puis est envoyé comme opérateur à Saint-Pierre et Miquelon (1900-1911). Il publie deux longs articles sur l’archipel, avec ses clichés dans La dépêche coloniale illustrée en 1904 et 1906 . Ces derniers figurent aussi dans les expositions organisées par l’Office colonial. De retour en métropole, il devient sous-directeur de la CFCT à Brest jusqu’à sa retraite en 1932. Il se retire près de Rouen. La plupart de ses clichés est détruite lors des bombardements de 1940, et lui-même meurt peu avant la Libération. Trois albums sont conservés par sa famille.

Monier, François, 1886-1968

Saint-Pierre et Miquelon, 1906-1936

Source :

Collection particulière

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né à Bordeaux en 1886, dans une famille de morutiers, lui-même armateur morutier, passionné de photographie, il fait revivre dans ses clichés les activités auxquelles la pêche à la morue donnait lieu dans les eaux de Saint-Pierre et Miquelon. Son père, Gaston Monier avait acquis une habitation au Barachois, où François s’installe à partir de 1906, pour y gérer les affaires de la famille. En 1926 il crée sa propre société, la « Société franco-coloniale de la grande pêche ». Il quitte définitivement Saint-Pierre et Miquelon en 1936, pour s’installer à Bordeaux, mais continue à s’intéresser à l’archipel jusqu’à sa mort.

Dhoste, docteur Michael Charles Emile, 1877-1948

Saint-Pierre et Miquelon, 1903-1905

Sources :

FR ANOM, Fonds ministériels, Personnel, EE/II/1689/17 et 2993/8A

Musée ethnographique de Bordeaux (354 clichés)

Annuaire de la Marine, 1890

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Le médecin militaire Dhoste, né à Rochefort le 6 avril 1877, est surtout connu pour les clichés qu'il a réalisés à Saint-Pierre et Miquelon. Certaines de ses photographies sont aujourd’hui attribuée à Paul Milleret. Officier de santé, après des études à l’Ecole principale du service de santé de la Marine et des colonies, à Bordeaux, il est nommé à Saint-Pierre en juin 1903. Il adresse ses clichés de saint-Pierre, puis de l’île aux Chiens et de Miquelon à son ami le secrétaire du « Musée colonial » de Bordeaux. Affecté à Rochefort en 1905 au 7e régiment d’Infanterie coloniale, muté en 1906 en Indochine, il est en poste à Tourane, puis à Saigon, où il retrouve Victor Ségalen. Il est médecin municipal à Cholon en 1910. Il quitte l'Indochine en 1921, et on le retrouve ensuite médecin-chef de l'infirmerie-hôpital de Spire (Allemagne), en 1922.

Turgot, Emmanuel, 1891-1978

Saint-Pierre et Miquelon, 1932-1935

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né à l’île aux Chiens, dans une famille de pêcheurs, Emmanuel Turgot travaille d’abord avec son père, avant d’être embauché par la Compagnie française des cables télégraphiques (CFCT), à Saint-Pierre, sous les ordres de Paul Milleret. Lorsque la station de Saint-pierre ferme, en 1932, Turgot ouvre un atelier de photographe et édite des cartes postales. Il est aussi correspondant de l’Illustration. Son art ne lui permettant pas de vivre, il émigre en métropole en 1935, avec sa femme, et reprend du travail à la station brestoise de la CFCT. L’occupation allemande l’en chasse. De retour à Brest en 1947, il reprend son emploi jusqu’à la retraite en 1956. C’est à Brest qu’il décède.

Turgot, Emmanuel, 1891-1978

Saint-Pierre et Miquelon, 1932-1935

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né à l’île aux Chiens, dans une famille de pêcheurs, Emmanuel Turgot travaille d’abord avec son père, avant d’être embauché par la Compagnie française des cables télégraphiques (CFCT), à Saint-Pierre, sous les ordres de Paul Milleret. Lorsque la station de Saint-pierre ferme, en 1932, Turgot ouvre un atelier de photographe et édite des cartes postales. Il est aussi correspondant de l’Illustration. Son art ne lui permettant pas de vivre, il émigre en métropole en 1935, avec sa femme, et reprend du travail à la station brestoise de la CFCT. L’occupation allemande l’en chasse. De retour à Brest en 1947, il reprend son emploi jusqu’à la retraite en 1956. C’est à Brest qu’il décède. 

Nouvel, Joseph, 1900-1951

Saint-Pierre et Miquelon, 1918-1939

Sources :

Collections particulières

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né en 1900 sur l’île aux Chiens (île aux Marins depuis 1931), dans une famille de pêcheurs, il commence d’abord par pratiquer cette activité, puis devient boulanger, apprend la musique et la photographie. Il ouvre un atelier de photographe mais enseigne aussi la musique. A partir de 1939, il s’embarque comme boulanger sur différends navires. C’est sur un pétrolier qu’il décède en 1951, dans le Golfe Persique.

Studio Briand Ozon


Alfred Briand (1853-1913), Léon Briand (1886-1956), Jean Briand (1911-1960), Michel Briand (1942-2004) et Jean-Marie Briand (en activité)

Saint-Pierre et Miquelon, depuis 1887

Sources :

FR ANOM 35Fi79-80

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Dynastie de photographes, tous nés dans l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Le premier, Alfred Briand, ouvre l’atelier en 1887 à Saint-Pierre et devient également éditeur de cartes postales. Son fils Léon continue et diversifie les activités. Le premier à recevoir une véritable formation professionnelle, en métropole, est le petit-fils, Jean, dans les années 1930. A la mort de Michel, en 2004, la 5e génération de la famille reprend l’atelier dont le nom a été transformé en « Studio Briand Ozon » par Jean Briand.

Littaye, Edouard William Marie, 1833-1917

Saint-Pierre et Miquelon, Cochinchine, Nouvelle-Calédonie, Sénégal, 1866-1896

Sources :

Collections particulières

Annuaire de la Marine, 1890

Légion d'honneur LH1646/17

Bibliographie :

Notice sur la pêche à la morue, par E. Littaye, Paris, Challamel, 1891

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984


Né à Saint-Pierre, le 19 novembre 1833, fils du trésorier payeur de la colonie, Edouard William fait ses études sur le continent et revient en 1853 comme « écrivain » de la Marine, corps dans lequel il fera toute sa carrière : sous- commissaire en 1865, commissaire adjoint en 1873 et commissaire de la Marine en 1881, chef du Service de la Marine à Dunkerque de 1891 à sa retraite en 1896. A part quelques années en Cochinchine (1866-1870), puis en Nouvelle-Calédonie (1875-1879), à Dakar et enfin à Dunkerque, il a passé une grande partie de son temps à Saint-Pierre et Miquelon, dont il a été le premier photographe. La Première guerre mondiale l’oblige à se réfugier à Avranches, où il décède en juin 1917. Ses photographies sont signées dans le négatif « Ed. Littaye ». Il est titulaire de la Légion d'honneur.

Hutton, Ernest, 1873-1941

Saint-Pierre et Miquelon, 1900-1941

Sources :

Collections particulières

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né et mort à Saint-Pierre, Ernest Hutton a fait en métropole, à Rennes et à Caen, ses études de pharmacien. Ses connaissances chimiques lui permettent de pratiquer la photographie en amateur : il installe un laboratoire au-dessus de sa pharmacie.

Gauvain, Daniel, 1879-1945

Saint-Pierre et Miquelon, 1903-1945

Source :

Collection particulière

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né à Bourbonne-les-Bains en 1879, avocat de formation et arrivé à Saint-Pierre comme avocat d’entreprise, Daniel Gauvain est aussi inventeur (récompensé au concours Lépine), écrivain, photographe amateur, et éditeur de cartes postales à partir de ses propres clichés. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’archipel.

Thomas, docteur Louis Auguste, 1887-1979

Saint-Pierre et Miquelon, 1912-1926

Source :

Musée des arts et traditions populaires, Paris

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Né à Landerneau en 1887, il passe son enfance et fait ses études à Saint-Nazaire. Il s’initie déjà à la photographie. Après des études aux Ecoles de médecine navale de Bordeaux, puis de Toulon, il embarque d’abord sur un bâtiment de guerre (1911-1912). Après son mariage, il est affecté à Saint-Pierre et Miquelon (février 1912), d’abord à l’hôpital de Saint-Pierre, puis à Miquelon. Pendant la Première guerre mondiale, il est affecté à Rochefort, puis à Paris. Malade, il doit quitter le front en 1916 et est alors nommé temporairement chef du Service de santé dans l’archipel. A partir de 1917, il se consacre à la recherche sur les vaccins destinés à la Marine. Il sert à nouveau dans la Marine, à Saint-Pierre, de 1923 à 1926. Durant les 6 ans et demi de son séjour à Saint-Pierre et Miquelon le docteur Thomas a pris des milliers de photographies sur l’archipel. Lorsqu’il le quitte, il confie ses plaques de verre à un ami, mais ne reviendra jamais les chercher. En métropole il poursuit à la fois sa carrière de médecin de la Marine (pendant la guerre d’Espagne), et ses recherches (avec le professeur Calmette). En 1940, il refuse de prêter serment à Pétain et entre dans la Résistance, où ses talents de photographe sont utilisés par les services spéciaux. Il participera, comme médecin-colonel, à la libération de Toulon et de Lorient. Il est commandeur de la Légion d’Honneur en 1946. En Bretagne, il a effectué, à partir de 1935, un inventaire systématique de la statuaire religieuse bretonne, de plusieurs milliers de clichés. C’est dans sa région natale, à Saint-Nazaire, qu’il se retire en 1968 et qu’il décède en 1979.

Brehier, Amédée Auguste Martinien, 1865-1933


Saint-Pierre et Miquelon, 1889-1900

Source :

Collection Pierre Mahey

Bibliographie :

Les pionniers de la photographies à Saint-Pierre et Miquelon, par Patrick Derible, St-Pierre, 1984

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

Né en 1865 à Saint-Pierre, Amédée Brehier est le fils d’un maître voilier de l’île. Après avoir tenté une carrière d’armateur, il ouvre en 1889 l’ »Imprimerie saint-pierraise », à la fois librairie, fournitures de bureau et édition de cartes postales : Brehier édite ses propres photographies et celles d’Alfred Briand, avant que ce dernier ne devienne son propre éditeur. En 1898, Bréhier sollicite du gouverneur l’autorisation de participer à l’exposition universelle qui se tiendra à Paris, en 1900, avec des albums de vues photographiques, qu’il désire également y vendre. On ne sait si ces albums virent le jour. A partir de 1911, Bréhier quitte l’archipel pour fonder, avec un associé new-yorkais, une maison de commerce située quai du Louvre à Paris. Il meurt à l’hôpital de Courbevoie en 1933. Son petit-fils Pierre Mahey conserve quelques 600 vues des îles prises entre 1889 et 1900.

Berthaut, Léon

Saint-Pierre et Miquelon, 1901

Bibliographie :

"A Saint-Pierre et Miquelon", par L. Berthaut, dans Le Tour du Monde, 1902, photos de l’auteur

Léon Berthaud est en mission pour les Sauveteurs bretons : il doit rendre visite aux « terre-neuvâs » qui pêchent la morue dans les eaux françaises de l’archipel, se rendre compte de l’état des goélettes et de la santé des marins. Il en profite pour visiter les îles, où il prend de nombreux clichés.

Hartmann, Hippolyte Antoine, 1818- ?


Martinique, 1860-1890

Sources :

FR ANOM SOM F4 « Album martiniquais », album de photographies antérieures à 1902 imprimées par Eugène Ciceri (1813-1890) et Lemercier

Cet album présente notamment des vues de Saint-Pierre antérieures à l'éruption de la montagne Pelée.

Boisel, Charles

Guadeloupe, 1920-1930

Sources :

FR ANOM 8Fi66, 2Fi2373-2390, et 5Fi pour les cartes postales

Cartes postales. Répertoire numérique de la sous-série 5Fi, par Vincent Podevin-Bauduin, Archives départementales de Guadeloupe, 2000

Bibliographie :

1900 en Guadeloupe. Bons baisers de la colonie, par Jean-Michel Renault, Les créations du Pélican, 2001

Photographe professionnel installé à Pointe-à-Pitre. Il prend des vues des dégâts causés par le cyclone du 17 novembre 1928 : immeuble appartenant à Melle Simonne Déravin, 3 rue d’Arbaud. Outre ce reportage, il a photographié les petits commerçants de l’île : marchandes d’acras et autres. Il a réalisé un reportage édité en cartes postales sur le Concours-exposition agricole et artistique qui s'est tenu à Pointe-à-Pitre, en mai 1923, et de nombreuses vues aériennes de l'île. Boisel s’est parfois associé avec Phos pour éditer des cartes postales.

Sainte-Luce, Victor, 1910-1966

Martinique, 1924-1966

Sources :

Archives départementales Martinique

Né à Saint-Pierre de la Martinique, en 1910, mort en Martinique en 1966. Victor Sainte-Luce a exercé plusieurs métiers avant de devenir photographe professionnel au Carbet, puis à Saint-Pierre. Il n'est reconnu que lors de l'exposition du Tricentenaire de la Martinique, en 1935. Il a retracé les événements de la vie quotidienne martiniquaise, mais aussi de la vie politique, des fêtes et cérémonies, de l'architecture.

Lalanne

Guadeloupe, 1920-1935

Source : FR ANOM 35Fi51

Photographe professsionnel ou amateur. Ses clichés ont été acquis par l'Agence générale des Colonies, mais on ne sait à quel titre et quand. Il ne s'agit ni de Gabriel Lalanne (secrétaire d'administration des services civils de l'AEF), ni de Jean Lalanne (admnistrateur des services civils de l'Indochine). Il existe aussi trois officiers de troupes coloniales portant ce nom, pour la même époque. Ainsi que le vétérinaire-inspecteur Alexis Lalanne.

Grall, lieutenant Jean, 1865-?

Guyane, 1900

Source : Annuaire du Marsouin, 1900

Né le 17 février 1865, entré en service en 1886, sous-lieutenant en 1892, nommé lieutenant en avril 1894. Il envoie des clichés pour illustrer l’Annuaire du Marsouin.

Drilhon, Anne Marie Joseph Emile Paul, 1864-?

Soudan français, Comores, Martinique, Guadeloupe, 1894-1902

Sources :

FR ANOM 8Fi392-395

FR ANOM Fonds ministériels, Personnel EE/II/3526/5

Annuaire de la Marine, 1890. Annuaire colonial, 1895. Annuaire du Marsouin, 1905

Légion d'honneur LH19800035/461/61700

Bibliographie :

L'Illustration, 1891

Né le 11 septembre 1864 à Saintes (Charente maritime), Paul Drilhon est entré en service en 1886 comme élève-commissaire. Il est nommé sous-commissaire le 7 octobre 1892, et est en poste aux Comores dès 1891, d'où il envoie à la revue L'Illustration des clichés sur Anjouan. En 1895, il choisit de rester dans le corps du commissariat de la Marine, mais se fait détacher auprès du ministère des Colonies en 1901, en remplacement du commissaire Littaye. En septembre 1903, commissaire principal de 3e classe, il est envoyé en Afrique occidentale française, après avoir espéré partir à Madagascar : au Soudan français il est au service administratif. Paysages, villes, portraits, vie sociale, il réalise et rassemble des clichés, dont certains de photographes professionnels, achetés sur place, qui retracent les différentes étapes de son itinéraire professionnel. Il est nommé commissaire principal de 3e classe le 13 juillet 1902. Si Drilhon a constitué des albums souvenirs de ses différentes affectations, curieusement, il ne semble pas avoir rédigé de mémoires ni d'articles. Il est titulaire de la Légion d'honneur.

Desbrochers des Loges, capitaine G. F.

Martinique, 1900

Source : Annuaire du Marsouin, 1900

Né le 16 septembre 1866, entré en service en 1889, sous-lieutenant d'infanterie coloniale en 1891, lieutenant en 1893, capitaine en 1899. En poste en Martinique, il envoie des clichés pour illustrer l’Annuaire du Marsouin.

Deydier, Joseph

Guyane, 1902-1905

Source :

Annuaire colonial, 1901

Bibliographie :

Autour du Monde, 1902


Diplômé de l'Ecole centrale des arts et manufactures, Deydier est ingénieur de 2e classe et chef du service des Travaux publics de la Guyane. A ce titre, il est chargé en 1902 de créer une ville nouvelle, nommée Monjoly, pour servir de centre de colonisation aux Martiniquais victimes de l'éruption de la Montagne Pelée en 1902. Il relate cette création dans la revue Autour du Monde, en l'illustrant de ses clichés. Son action en Guyane est controversée : il est mis en congé en métropole (1904). Il est ensuite envoyé en AOF, et est détaché au Dahomey. Il est nommé en 1916 à Saint-Louis du Sénégal, où son opposition à la construction du barrage de Makhama lui vaut à nouveau la désapprobation de sa hiérarchie. Il rentre en France en 1921.

Photo Simon Cottrell ; Cottrell, H. ; Durandelle à Paris


Martinique, 1897-1935

Sources :

FR ANOM 35Fi ; 5Fi pour les cartes postales

Société de Géographie

Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Il existe en 1936 une entreprise Joseph Cottrell et Cie, installée à Fort-de-France, spécialisée dans la quincaillerie, ferronnerie et fournitures des navires. Un Michel Cottrell est producteur de rhum à Schœlcher en 1936. Quant à Simon Cottrell, il est installé rue Ernest-Deproge à Fort-de-France, et certains de ses clichés sont édités en cartes postales, tous comme ceux de H. Cottrell. Les clichés pris par Durandelle, photographe professionnel parisien, ont également été recueillis par l'Agence générale des colonies. Un photographe nommé Durandelle a exercé dans les dernières années du XIXe siècle à Paris, et était installé 4 faubourg Montmartre ; son atelier a ensuite été repris par A. Chevojon.

Héloïse, Hersilie, vers 1905 - après 1973


Martinique, 1935-1973

Sources :

FR ANOM 31Fi52

Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel, installé rue Amiral de Gueydon, à Fort-de-France, encore vivant en 1973. Sa production est sans doute conservée par sa famille. Le seul cliché retrouvé représente une scène martiniquaise commune, la récolte de canne à sucre et son transport par un petit train Decauville, ce qui situe bien la scène dans les années 1930. Héloïse était surtout connu en Martinique pour son art du portrait, et ses tirages étaient signés d'un timbre sec.

Symphorien, Joseph

Martinique, vers 1935

Source : Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel installé à Fort-de-France.

Léger, Henri

Martinique, vers 1935

Source : Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel installé rue Schoelcher à Fort de France.

Velicitat-Odin

Martinique vers 1935

Source : Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel installé à Fort-de-France.

Adréa

Martinique vers 1935

Source :

Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel installé à Fort de France.

Porry, Jean

Martinique, vers 1935

Source : Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel installé à Fort de France, dont la famille compte de nombreux médecins.

Bailly, A.

Martinique, vers 1935

Source : Annuaire de la vie martiniquaise, 1936

Photographe professionnel installé à Fort de France, "spécialiste des agrandissements couleurs", dit sa publicité.

Guy

Martinique, 1941

Source : FR ANOM 8Fi419

Les clichés conservés de ce photographe forment un reportage sur les manifestations officielles de l’île.

Lecamus, Camille et sa famille

Martinique, 1907-1936

Sources :

FR ANOM 8Fi73; 5Fi pour les cartes postales

Annuaire de la vie Martiniquaise, 1936

Famille de photographes professionnels installée à Fort de France. Camille possède son atelier rue Schoelcher à Fort-de-France, en 1936. Le nom est parfois orthographié en Le Camus.

Cousin

Martinique, 1894

Source : FR ANOM 43 Fi

Portrait de Béhanzin, ancien roi d'Abomey et de sa famille, lors de leur internement au fort de Tartenson, en Martinique, cliché du photographe professionnel Cousin publié par l’Illustration. Trois autres photographes martiniquais, Cunge, Fabre et Leboullanger, en ont également réalisés souvent publiés en carte postale.

Aubert de La Rüe, Edgar, 1901-1970, et sa femme Andrée (1903-1990)

Océan Indien, Océanie, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon, Afrique et Terres australes et antarctiques françaises, 1931-1970

Source : Société de géographie

Bibliographie :

Le Monde colonial illustré, Revue de géographie physique et de géologie dynamique, Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, Revue TAAF, Comptes-rendus de la Société de biogéographie, Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences, Bulletin de la Société de géologie de France, L'agronomie coloniale

Collaborations à La Documentation française

L'Homme et les îles, par E. Aubert de La Rüe, Paris, Gallimard, 1935

La Somalie française, par E. Aubert de La Rüe, Paris, Gallimard, 1939

Saint-Pierre et Miquelon, par E. Aubert de La Rüe, Montréal, Les éditions de l'arbre, 1944

Les Nouvelles-Hébrides, par E. Aubert de La Rüe, Montréal, Les éditions de l'arbre, 1945

Deux ans aux îles de la Désolation, par E. Aubert de La Rüe, Paris, Julliard, 1954

Trésors photographiques de la Société de géographie, sous la direction d'Olivier Loiseaux, Paris, BNF/Glénat, 2007


Edgar Aubert de La Rüe, né à Genève en 1901, est décédé à Paris en 1970. Ingénieur géologue de formation (Institut de géologie appliquée de Nancy), il a soutenu sa thèse en 1932. Il part en compagnie de sa femme Andrée (1903-1990) pour Saint-Pierre et Miquelon, la même année, en mission pour le ministère des Colonies. Il y reviendra à d’autres titres, par périodes, jusqu’en 1970. Il a été maître de conférence au CNRS, mais aussi enseignant dans de nombreuses institutions de divers pays (Brésil Canada, Chili, Mexique). Il a travaillé pour plusieurs compagnies industrielles privées. Il a publié de nombreux ouvrages et articles, illustrés de ses propres clichés, notamment sur les Terres australes, où il s'est rendu en 1930 (îles Saint-Paul et Amsterdam) et les archipels du Pacifique.

Cuisinier, Louis, 1883-1952

Afrique, Amérique et autres territoires, 1907-1939

Sources :

FR ANOM 38Fi(2800 plaques de verre stéréoscopiques)

FR ANOM Fonds privés, 62 APOM

Ingénieur géologue, né le 13 juillet 1883, décédé le 30 août 1952 à Paris. Son père est chimiste, tandis que sa mère, Jeanne Reclus, est la fille du géographe Elisée Reclus, exilé en Suisse après la Commune. C’est donc en Suisse que Louis Cuisinier vit d’abord, puis à Bruxelles avec son grand-père. Comme lui, il devient un scientifique, formé à l'université de Genève, et effectue de nombreuses missions pour le ministère des Colonies, ou pour des entreprises, comme la Compagnie minière de Guinée, au cours desquelles il a pris des clichés. Ses travaux de recherches minières le mènent non seulement en Afrique, mais aussi en Amérique du Sud (Vénézuela, 1919-1921), et dans l’Oural (1908 et 1914). Entre 1923 et 1925, il travaille au Congo belge pour la Compagnie minière des grands lacs africains, une société belge.

Roux, Joseph

Guyane, 1902

Source : FR ANOM 26 Fi (plaques de verre)

Directeur des postes en Guyane et à la Martinique.

Célestin, Théodore


Martinique, avant 1902

Source : FR ANOM 8Fi253

Atelier à Paris, et aussi à Saint-Pierre de la Martinique. Son album imprimé est intitulé Souvenir de la Martinique. Il photographie l’île avant l’éruption de la Montagne Pelée, en mai 1902, et en tire des cartes postales.


Gaston

Martinique, 1897

Source : Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies, 1897

Photographe professionnel installé à Saint-Pierre, d'après l'annuaire commercial, publié par le Comptoir des intérêts coloniaux.

Sully, Léon et Victor

Guadeloupe et Martinique, 1892-1922

Sources :

FR ANOM 35Fi

FR ANOM Fonds ministériels, Généralités 284

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies, 1897

Installé à Fort-de-France et à Saint-Pierre d'après l'annuaire publié par le Comptoir des intérêts coloniaux, Léon Sully a présenté un album de photographie sur la Martinique à l'exposition de Chicago, en 1893, album qui lui a été ensuite restitué. Le 24 juin 1922 un photographe qui signe Photographie Sully Père Guadeloupe réalise le cliché de l’inauguration du pont Duplessis par le gouverneur général Jocelyn-Robert. Victor est sans doute le fils de Léon.

Hess, Jean, 1862-1926

Afrique, Antilles, Indochine, 1892-1902

Sources :

FR ANOM Fonds ministériels, Service géographique et des missions 70

Société de géographie

Bibliographie :

Le Monde colonial illustré. Bulletin de la Société de géographie de Paris

"L'extrême-sud algérien et le Touat", par J. Hess, dans Annales de géographie, 1897

L'âme nègre, par J. Hess, Paris, Calmann-Lévy, 1898

L'affaire Yukanthor. Les dessous d'un protectorat, par J. Hess, Paris, Félix Juven Ed., 1900

La catastrophe de la Martinique, par J. Hess, Paris, Fasquelle, 1902

La question du Maroc, par J. Hess, Paris, Dujarric, 1903

La vérité sur l'Algérie, par J. Hess, Paris, Librairie universelle, 1905

Une Algérie nouvelle, par J. Hess, Paris, Stock, 1909

Médecin, journaliste et explorateur, Jean Hess a voyagé partout où il se passait quelque chose dans les colonies françaises, et a rapporté ce qu'il avait vu et entendu, comme il le disait lui-même à propos du Maroc. Il participe en 1892-1893 à la mission du duc d’Uzès en Afrique centrale : Congo, Bas Oubangui, vallées de la Sangha et du Kassaï. Il effectue ensuite une mission du ministère de l’Instruction publique sur les oasis du sud algérien (1895), dont il fait le compte-rendu dans les Annales de géographie, un reportage en Guyane et à l’île du Diable(1899), un reportage sur l’éruption de la Montagne Pelée (1902)et la détresse des Martiniquais. En mai 1900 il quitte la métropole par Marseille pour effectuer une mission commerciale en Indochine sur les voies de pénétration de la péninsule permettant d’ouvrir de nouveaux débouchés aux produits. Il fait partie de la commission préparatoire de l’exposition internationale de Hanoi en 1902.